vendredi 3 novembre 2017

Griffonné

C'est comme si les bases de mon château de cartes tremblaient. Comme si les fondations de mon existence devenaient meubles.... Les images circulent, me hantent, se sauvent...
Il y a lui.
Cette sensation de vouloir fuir, de courir.
Pourquoi ?
Cette impression d'être en danger.
Comment ?
Je ne vois que mon père. Son sourire de satisfaction qui m'effraie encore plus que ses cris. Je me sens si fragile. J'ai tellement besoin qu'on me protège. J'ai peur. Je n'arrive pas a comprendre les images qui me traversent et pourtant elles me font mal comme un coup de poignard. J'ai peur de chercher ces images car elles m'infantilise, me donne cette sensation d'être une enfant abandonnée.
Le besoin d'être prise dans les bras est si grand, si fort.
Elle ne l'a jamais fait, elle, ma mère. J'ai envie de lui hurler "pourquoi tu n'as pas su m'aimer comme les autres mères ?" . 
J'ai trop peur de chercher dans  ces images. Je les laisse m'envahir autant que le sommeil. J'ai envie de faire disparaitre mon corps encombrant et écoeurant.
Je n'ai que cette phrase prononcé par mon pere qui raisonne avec l'image de son sourire "Tu n'es qu'une pute" .
Je me répète moi-meme cette phrase tellement souvent....
Elle m'enveloppe et se mêle a mon envie de m'endormir.
Cette nuit je ne lutterai pas.
Venez me broyer, souvenirs de mon enfance déchiqueté ....